Politique

Le mercredi 19 décembre 2018, le peuple malgache va s'offrir un nouveau président. Deux anciens chefs d'État s'affrontent. Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina. Ils ont ceci de commun qu'ils sont deux visages qui se connaissent bien et s'opposent sur plusieurs plans ou presque sur toute la ligne. Ils ont été maires de la capitale et sont deux acteurs de premier plan de la crise politique de 2009 à 2013 qui a paralysé le pays. Ils ont tous les deux été écartés de la dernière élection par la Communauté internationale. Ce retour sur la scène politique et les retrouvailles comme tête d'affiche au deuxième tour, ont l'air d'un combat de siècle pour les deux et leurs partisans.

C'est un grand geste d'apaisement que le président camerounais a fait le jeudi 13 décembre 2018 dans le crise que traverse une partie de son pays, notamment les deux régions dites anglophones. Selon un communiqué lu sur les antennes de la radio nationale dans le journal de 17h, il ordonne l'arrêt des poursuites judiciaires devant les tribunaux militaires contre des personnes arrêtées dans le cadre de la crise anglophone émaillée une série de violences depuis près de deux ans.

La mystérieuse disparition du journaliste identifiée comme un crime dans l'enceinte du consulat et reconnu comme tel par le régime saoudien comme « un acte inacceptable, intolérable et odieux et dont les auteurs rendront des comptes », est devenue subitement une affaire d'État. Le sujet traverse le monde entier et résonne à renfort médiatique d'une certaine presse et organisations de défense des droits de l'homme et même de certains pays.

Suite à la proclamation des résultats de l’élection présidentielle du 07 octobre dernier au terme de laquelle, Paul Biya a obtenu la majorité avec un suffrage de 71.28%, les populations des Hauts plateaux, dans la région de l'Ouest Cameroun dans son ensemble, ont sauté de joie. Cette joie dit-on, est celle d’avoir participé à cette élection et surtout d’avoir imposé silence à une certaine opposition qui avait chanté victoire avant l’élection et qui avait commencé à déchanter au soir du 07 octobre au vue des chiffres sortis des urnes et donnaient largement vainqueur le candidat du Rdpc, le candidat adopté par ce peuple en témoignage de sa reconnaissance aux bienfaits de Paul Biya pour les Hauts plateaux depuis son accession au pouvoir en 1982.