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C’était une foule immense qu’on peut dénombrer à plus de 300 femmes le mercredi 21 février 2018  et ce n’est que pour le premier jour pour une opération qui s’étale sur 3 jours. Elles sont venues des quatre coins de la capitale camerounaise, Yaoundé et même des autres villes du Cameroun pour une campagne contre les cancers, particulièrement celui du sein et du col de l’utérus, des pathologies sévères qui minent le milieu des femmes dans le pays comme c’est aussi le cas dans plusieurs autres pays du continent.

 

A l’occasion de la journée internationale de la femme qui se célèbre le 08 mars prochain et dans le cadre des activités organisées à cet effet, les pouvoirs publics camerounais ont jugé nécessaire d’offrir cette occasion à la femme camerounaise dans ce centre déjà très réputé au chevet des femmes en Afrique. C'est aux premières heures de la matinée que les premières femmes sont arrivées.  Le froid matinal de Yaoundé et l’attente qui sera longue ne vont pas les décourager. Chacune d’elle veut se faire dépister et y tient à tout prix. Aux environs de 9h 30 quand l’opération prend son envol, c’est la joie et le questionnement  sur certains visages. A tour de rôle et par vague, elles  sont reçues  dans les salles appropriées et au bout de plus d’une demi-heure, elles sortent et rentrent  pour revenir chercher les résultats après. « J’ai été très bien reçue.  Ça s’est bien passé, je salue cette initiative » nous a lâché une  de ces femmes, la mine sereine, comme quoi, si c’était à répéter pour elle, elle n’hésiterait pas.

Selon le site d’information 237online.com, chaque année au Cameroun, on enregistre 150 000 nouveaux cas de cancer du sein d’après le constat fait par les médecins spécialistes, partenaires de l’Association « Run For a Cure Africa Cameroon ». Un chiffre qui donne froid au dos et constitue un appel sans précèdent à l’union de toutes les forces pour barrer la voie au cancer au Cameroun. La maladie  est  à l'origine de 8%  des décès dans le pays  d’après  certaines  autres statistiques qui démontrent qu’actuellement  au Cameroun près de 30% d'hommes souffrent du cancer de foie, alors que le cancer du col et du sein attaquent 21,5% de femmes.

Sachant que la prévention et le dépistage à temps constituent l’arme efficace contre cette pathologie, l’initiative du Centre hospitalier de recherche et d’application en chirurgie endoscopique et reproduction humaine Paul et Chantal Biya (CHRACERH) est à inscrire dans le registre louable de la lutte contre ce fléau au Cameroun.

Sorelle EMAGNETIK
Stagiaire