Du moins qu’on puisse dire, on assiste encore plus que par le passé, à une intensification des relations entre le Cameroun et la Banque Africaine de Développement (BAD). Le vice-président en charge du développement régional, de l’intégration régionale et de la prestation de service de l’institution financière est dans le pays pour une mission de dialogue avec les autorités camerounaises. Arrivé dans le pays, le samedi, 15 septembre 2018 à la tête d’une forte délégation constituée du Directeur général de la Région Afrique centrale, des hauts cadres juridiques, administratifs et de sécurité, Khaled Sherif rencontre le lundi 17 septembre, le ministre camerounais de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, Alamine Ousmane Mey avant d’être reçu, quelques heures plus tard par le premier ministre, chef du gouvernement.

 

(c) Photo: Aujourd'hui Le Maroc

Le Cameroun bénéficie d’une attention soutenue de la BAD qui finance, à hauteur de plusieurs milliards de Francs, d’importants projets dans le pays. A sa sortie d’audience avec le chef de l’Etat camerounais, Paul Biya, le lundi 17 juillet 2017, confie le journal investir au Cameroun,  le président du Groupe de la Banque Africaine de Développement (BAD), Dr Akinwumi A. Adesina avait indiqué que « la Banque a octroyé plus de 2,5 milliards de dollars US, soit près 1436 milliards de FCFA, de prêts et de dons, destinés à des projets dans les domaines des infrastructures nationales et sous-régionales, dans l’agriculture, l’énergie, l’eau, l’assainissement, etc ». L’institution financière africaine est même très attachée à l’industrialisation du Cameroun en se proposant, souligne le même journal,  de financer la création de grandes zones de production et de transformation des produits agricoles en guise d’illustration.

(c) Photo: www.lejecos.com

Lors des assemblées annuelles de la BAD par exemple, la 53eme édition tenue en mai dernier à Busan en Corée du sud, deux accords de prêts d’un montant global 44,51 millions d’euros ont été signés par  le ministre camerounais de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, Alamine Ousmane Mey et Ousmane Doré,  Directeur général du Bureau Régional de Développement et de Prestation de Services pour l’Afrique centrale du Groupe de la Banque africaine de développement. Cette forte enveloppe, rapporte le site sénégalais, www.lejecos.com,  va servir «à financer partiellement le Projet Régional intégrateur du réseau routier dans le Bassin du Lac Tchad devant relier le Cameroun ». Il s’agit entre autres, de la construction d’un pont sur le fleuve Logone, entre les villes de Bongor au Tchad et Yagoua au Cameroun, la construction d’une route de raccordement sur environ 14 km de part et d’autre des deux villes et plusieurs autres réalisations d’une importance capitale pour les populations de cette partie du Cameroun et de son voisin.

Sur un autre aspect, la BAD a décidé d’établir sa direction pour l’Afrique centrale au Cameroun qui était jusqu’ici en Côte d’Ivoire. Un transfert qui s’appuie sur d’énormes atouts qu’offre le Cameroun sur le plan de la stabilité, de son ouverture sur les autres pays de la sous-région, le caractère de son économie résolument en marche, et qui devrait permettre la réduction du temps de validation des projets, à la BAD et les pays partenaires de la zone, d’être être plus proches.

L’accord d’établissement de ce bureau régional de la BAD pour l’Afrique centrale à Yaoundé figure en bonne place dans l’agenda de Khaled Sherif au Cameroun. Au menu également avec les autorités camerounaises, outre l’état de coopération entre le Cameroun et la BAD, les défis et enjeux du développement du pays et la problématique de l’intégration économique en Afrique centrale.

 

L’accord d’établissement de ce bureau régional de la BAD pour l’Afrique centrale à Yaoundé figure en bonne place dans l’agenda de ce hôte et sa délégation au Cameroun. Au menu également avec les autorités camerounaises, outre l’état de coopération entre le Cameroun et la BAD, les défis et enjeux du développement du pays et la problématique de l’intégration économique en Afrique centrale.


Aboubakar Sidick MOUNCHILI