Au cours d'un point de presse, quelques minutes après la fermeture des  bureaux de vote, le dimanche soir 9 février 2020, " sur la base des rapports sécuritaires venus des différentes régions du Cameroun ",  le ministre de l'Administration territoriale, est monté au créneau.   " Le mot d'ordre de boycott lancé par certains responsables de partis politiques qui, en réalité, ont eu peur de participer aux élections, a été ignoré par l'immense majorité des camerounais"  a déclaré, Paul Atanga NJI, en indiquant que "les élections législatives et municipales, se sont déroulées dans le calme et la transparence dans l'ensemble du pays".



Plus  de 6 millions et demi d'électeurs étaient attendus aux urnes dimanche 09 février 2020 dans tout le Cameroun pour élire les députés et les conseillers municipaux. 43 partis politiques étaient en compétition pour 180  sièges de députés et les conseillers de 360  communes que compte le Cameroun. "La campagne électorale s'est déroulée dans le calme sur toute l'étendue du territoire. les partis politiques ayant sollicité les suffrages des camerounais, ont battu campagne en toute sérénité à travers le triangle national", a ajouté le ministre.

Si le gouvernement de son côté a parlé d'un bon déroulement de scrutin sans incidents majeurs,  d'autres voix néanmoins dans le pays et hors, notamment celles des organisations de droit de l'homme et de certains acteurs politiques, parlent d'une très faible participation dans les régions anglophones en crise séparatiste et d'une ambiance morose où on a assisté à des bureaux de vote quasiment vides ou qui n'ont pu simplement ouvrir à  cause de la menace des séparatistes.



Mais ce qui est cependant à noter et vérifiable toutefois, ce que la forte menace sur ce scrutin et dans la zone, de ces séparatistes que Yaoundé qualifie de terroristes, n'a pas eu lieu. il y'a eu plus de peur que de mal. L'armée camerounaise a tout fait pour protéger les populations et leurs biens. Ce qui a permis à ceux qui ont voulu, de voter sereinement dans ces régions dites anglophones du Cameroun.

Aboubakar Sidick MOUNCHILI