Sur la ligne de départ pour conquérir le fauteuil présidentiel de la 4ème la République, 12 candidats dont deux femmes sont en lice. Le contexte préélectoral électrique dans le pays entretenu par certains acteurs politiques à travers des discours de haine et de violences, a amené de nombreux guinéens, jaloux de leur pays,  à être inquiets.

Au fil de la campagne qui bat son plein dans le pays, la question de la paix, l'avenir d'une Guinée radieuse avec tous et pour tous, continuent de préoccuper au point de devenir des véritables motifs de mobilisation et de rappel des uns et des autres, quand au rôle qu'ils peuvent jouer pour malheureusement déstabiliser la Guinée dont des Indices démontrent être dans une dynamique de transformation positive qui force l'administration ces dernières années.

"Nous ne laisserons pas ceux qui ont des projets de détruire ce pays, construit chèrement par ceux qui se sont sacrifiés par cette patrie, pour le continent africain, le faire. Toute la Guinée est debout pour leur barrer la voie, dans le calme, en leur rappelant qu'ils n'ont pas un autre et véritable pays que la Guinée et que la guerre n'a jamais construit, ni permis à un pays d'avancer" nous ont laissé comprendre presque, en chœur, de nombreux jeunes rencontrés dans la capitale Conakry comme Diallo Camara, étudiant, vendeur de téléphones portables et ses accessoires, dans ses temps perdus au marché Niger. Pas très loin de là, sur la route qui jouxte la présidence de la République, où encore dans de nombreux artères de la capitale comme "le marché de la casse", une foule incroyable des jeunes, en pleine campagne, à motos pour certains, habillés en jaune, la couleur du parti du président Alpha Condé, expliquent pourquoi, leur candidat incarne cet "avenir paisible, de paix et de développement que rêvent véritablement les guinéens".

A quelques kilomètres également de là, l'esplanade grande mosquée turque abrite une importante cérémonie. Elle est organisée par la Fondation Dieriba Diaby pour la paix et l'assistance sociale et la Coalition des femmes et des filles pour le dialogue, la démocratie et le développement. Une rencontre extrêmement importante pour interpeller les acteurs, les différents candidats sur la nécessité de comprendre leur responsabilité dans ce qui peut arriver à la Guinée s'ils ne jouent pas leur rôle d'artisan de la paix, une valeur chère à la Guinée et pour sa prospérité. Une manifestation aussi pour confier le pays à Dieu.

A travers la ville de Conakry, les discours de division, les attaques personnelles, l'instrumentation des ethnies et les destructions des biens du pays enregistrés dans le pays récemment sont partout condamnés par de nombreux guinéens, prets d'après eux, à oeuvrer pour cette paix, avant, pendant et après la présidentielle. Le reste du pays n'est pas du reste, du moins dans la très grande majorité où la campagne se déroule dans un climat d'apaisement, signe d'avant- coureur avec bien sûr le sifflet en main prêt à dire non si jamais, un guinéen, acteur politique, candidat ou simple citoyen veut pousser à l'escalade, confie, Fatouma Yacine, une jeune guinéenne, qui comme beaucoup de ses compatriotes, veut voir son pays aller toujours de l'avant et être une fierté de l'Afrique tel que rêvés par  ceux qui croient à ce continent et son avenir.

 

Les éléments de la victoire de la paix d'abord avant celui d'un candidat.

 

Dans son discours à la nation, il y a quelques jours dans la cadre de la commémoration de l'indépendance de la Guinée, le président Alpha Condé, a donné d'une part, les gages de l'organisation dans le pays, d'une élection libre et transparente par les institutions compétentes et clairement aussi dit, d'autre part, au peuple guinéen, qu'il souhaite que cette élection soit "l'illustration de l'expression de la vitalité démocratique en Guinée", tout en " exhortant chacun à veiller à ce que l'intérêt du plus grand nombre prime sur les interets personnels ou communautaristes."

L'organisation de ce rendez-vous électoral avance minutieusement sur le terrain. Vendredi, 09 octobre 2020, conformément à la loi électorale, la Commission électorale nationale indépendante a publié la liste des électeurs, question à chacun de savoir à temps, où il va voter. 5,4 millions de guinéens sont attendus aux urnes. Le fichier électoral toiletté de ses "imperfections" est de " qualité suffisante pour l'organisation de cette élection" estime d'ailleurs la CEDEAO.

Sur un autre plan, le pays attend de nombreux observateurs internationaux venus de partout et dont les premiers sont déjà sur place. Question de s'assurer de la sincérité et l'impartialité de cette élection dont tous les candidats sont invités à faire preuve de grandeur, de sens de responsabilité et d'amour pour la Guinée, pour reconnaître la victoire de celui qui se sera consacré par la cour constitutionnelle, seule institution à proclamer, les résultats, vainqueur.

Aboubakar Sidick Mounchili à Conakry.