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Catégorie : Société

C'est dans un contexte particulier que se célèbre cette année au monde, la fête du sacrifice. La morosité observée dans les rues de nombreuses capitales et localités sur le continent africain, la difficulté chez certains fidèles à s'offrir un bélier à immoler, faute de moyens financiers conséquents, en disent long sur ce contexte marqué par la pandémie du coronavirus qui continue à faire des ravages. Au Cameroun, un autre ennemi s'est même invité à côté du Covid 19 et les nombreux problèmes quotidiens auxquels les populations font déjà face.

Il s'agit du choléra, rappelle le président national de l'Union Islamique du Cameroun (UIC), maladie dangereuse dont le retour avec quelques victimes sous la main, a été signalé dans centaines localités du pays par les autorités sanitaires, il y'a quelques semaines.

Face à ce concert de fléaux, l'Union Islamique du Cameroun (UIC) n'est pas restée sans monter au créneau pour appeler les fidèles musulmans et les populations à l'observation de certaines mesures dans le cadre de cette fête qui se célèbre au Cameroun comme partout ailleurs, le 31 juillet 2020.

Les mesures barrières du gouvernement et de l'OMS et un thème qui colle au contexte et à l'actualité.

Dans un communiqué publié, le 24 juillet 2020, le thème de la célébration de cette année au Cameroun a été dévoilée. L'Union Islamique du Cameroun, association religieuse autorisée par un décret présidentiel, dans son rôle de concourir à l'organisation du culte au Cameroun et la recherche du plein épanouissement des fidèles, invite ainsi tous les imams à tout faire pour ne pas retenir trop longtemps les fidèles dans les lieux de prière, lieux de rassemblement des personnes par excellence en ces temps compliqués de pandémie. Ils doivent, suggère l'UIC, lire la fatiha, le premier chapitre du Coran et des courts versets. Le président national de l'uic leur demande de livrer un sermon n'excédant pas plus de 20 minutes et qui devrait porter sur le thème, "la lutte contre le covid 19: le but de notre sacrifice".

Pour ce qui de l'ensemble des fidèles, l'UIC les invite de leur côté,

" à respecter les recommandations du Gouvernement du Cameroun et de l'Organisation Mondiale de la Santé afin de contribuer à stopper la propagation du Codid 19 au Cameroun"

De ce fait, ces derniers peuvent accomplir leur prière de la fête du sacrifice dans les différentes mosquées de leur localité même dans celles dans lesquelles ne s'accomplissent pas les grandes prières rituelles de vendredi, instuit également l'Union Islamique du Cameroun qui insiste aussi sur la notion du respect de la distanciation et le port obligatoire du cache-nez et un tapis de prière à apporter pour utilisation personnelle, par chaque fidèle.

Les immolations doivent se faire dans les domiciles privés ou à l'abattoir et non dans les places publiques ou lieux de prières. Après les prières, l'Union islamique du Cameroun demande en outre aux fidèles d'éviter les attroupements, les salutations et embrassades habituelles et à tous de bien cuire les viandes et autres aliments.

Il s'agit d'éviter les risques de contamination du choléra et surtout, rappelle le Dr Ibrahim Mbombo Moubarak, grand Imam, président de l'UIC, signataire de ce communiqué, qui va d'ailleurs officier la grande prière du sacrifice, le 31 juillet 2020 à 9h, à l'esplanade du camp Bertaud à Douala, d'éviter surtout que "cette maladie ne prenne d'autres proportions au Cameroun."

Aboubakar Sidick MOUNCHILI