C'est de l'avenir du monde et surtout du continent africain et ses chances de retrouver tous ses repères, une Afrique véritablement développée avec la vie des hommes comme la finalité ultime des comportemenrs et des activités de l'existence humaine qu'il est question dans les deux tomes de l'ouvrage que Daniel Tsessue a présenté au public au Cameroun, il y'a quelques jours. Le titre dit tout sur le message que cet auteur lance au monde entier et surtout aux africains à travers ces publications:"Pour une vision africaine de la mondialisation ".

La contribution de l'Afrique pour l'avènement d'un nouveau monde.

Publié sous la collection Leadership africain, ces deux tomes viennent  apporter une autre tonalité au débat qui a cours depuis des années, sur la mondialisation.  La mondialisation vue d'Afrique , est ou même doit être autre chose pense Daniel Tsessue, un ancien haut cadre de l'administration et de la diplomatie camerounaise, ancien enseignant de Droit, homme politique et chercheur. Cette mondialisation, vue d'Afrique et non de Washington, Londres ou de Bruxelles,  serait "autre chose que le darwinisme planétaire, c'est-à-dire la lutte pour la vie et la sélection naturelle transférées à l'échelon international pour le triomphe des plus forts et l'écrasement des faibles. Sa forme néolibérale actuelle ne serait que la dernière invention des forces du capitalisme de.l'Occident après la traite et l'esclavage des Noirs, le colonialisme et le néocolonialisme, en instrumentalisant l'immense supériorité occidentale sur les plans économiques, financier, scientifique et technologique pour cette fois-ci, dominer et exploiter les marchés et les ressources naturelles..." déclare-t-il.

Après avoir fait une véritable synthèse des critiques antilibérale, il propose une autre porte de sortie pour les sociétés contemporaines, surtout pour les africains. Il s'agit d'après lui, non pas de l'abolition du capitalisme, mais une refondation qui permettait "la neutralisation de la toute-puissance et du machiavélisme du grand capital".


Pour le sociopolitiste, le Dr Eric Mathias Owona Nguini qui a d'ailleurs préfacé ces ouvrages, l'appel a un nouveau, un autre logiciel qui consacre la maitrise de la science et de la technologie, une véritable rupture et une volonté réelle de l'élite africaine actuelle d'avancer en rang serré et comptant d'abord sur eux et sur d'Afrique ouvrirait les portes à ce nouveau monde pour l'Afrique. Ce nouveau logiciel pour l'auteur est ce qu'il appelle " le neovitalisme, un logiciel qui met l'accent sur la conservation de la vie des hommes comme la finalité ultime des comportements et activités de l'existence humaine, et non la primauté du profit, de l'argent et la liberté individualiste. Et si cela a été vue bien longtemps avant, on ne se    seraient pas retrouvées comme c'est le cas aujourd'hui, avec des barbaries commises au nom de l'État, de l'ethnie, de la race, de la civilisation, de la liberté, de l'économie, de la politique, de la religion et de l'idéologie. Elles auraient été évitées pour le gand bien de l'humanité, conclut-il.

Viviane Tchouatchui