Economie/ Business

Il n’y aura ni baisse, ni coupe de salaire, ni dévaluation de la monnaie encore moins une politique d’austérité socialement insupportable au Cameroun après le récent accord que le pays a signé avec le Fonds Monétaire International(FMI). On va plutôt assister à une « véritable réduction du train de vie de l’Etat » avec entre autres, l’annulation des missions inutiles, la réduction de l’enveloppe dédiée au carburant et à l’achat des véhicules, etc. En somme, il est prévu déjà tel qu’annoncé, une ponction de près de 100 milliards de FCFA dans le budget des différents départements ministériels à gagner dans le cadre de ce programme que le gouvernement s’arrange à implémenter.  Le 26 juin dernier, le conseil d’administration du FMI a accordé un prêt de 666,2 millions de dollars au Cameroun. Ce prêt est assorti d’un programme d’ajustement de trois ans. Très vite, la rumeur, sur des mesures drastiques dans les prochains jours et une probable dévaluation de la monnaie, a pris le devant et allait grandissant dans le pays.  Une grande peur et des inquiétudes ont envahi de nombreux camerounais au regard surtout de ce qu’ils ont dans la mémoire comme souvenir du programme d’ajustements structurels des années 90  sous la coupe du FMI.

La question mérite encore d’être reposée. Surtout quelques semaines déjà après la sortie du président français que d’aucun ont qualifiée de véritable gifle aux dirigeants africains sur l’avenir du F CFA et le débat sur cette monnaie et les misères du continent africain. Aucune réaction officielle sur ces propos jusqu’ici n’a été enregistrée, ni proprement sur la sortie des pays concernés de la zone franc que réclamait, tambour battant, une certaine opinion. Emmanuel Macron n’a pas ménagé les chefs d’Etats africains et l’ensemble des politiques sur le continent. « Il faut arrêter les déclarations démagogiques, faisant du franc CFA le bouc émissaire de vos échecs  politiques et économiques, et de la France la source de vos problèmes” a lancé à leur endroit, le jeune président à ses homologues africains, pour certains, à la tête de leur pays, depuis des décennies et prêts à ne rien céder même pour un repos bien mérité.

L’ambition affichée par les autorités congolaises est grande : construire un boulevard énergétique dans le pays qui part du sud pour aller au nord du Congo. Non seulement c’est un pari que le président Sassou et le gouvernement veulent gagner, mais également une voie sure qui fera sortir le Congo de sa situation économique à la recherche d’une voie. L’énergie est un enjeu de développement, sans elle, rien n’est possible aujourd’hui. L’inauguration du barrage, il y’a quelques jours par le Chef de l’Etat congolais du barrage de Liouesso, déjà opérationnel, il y’a un an, arrive pour rassurer, de l’avis de nombreux observateurs, que le pays avance vers son objectif.

La situation économique de la zone Cemac n’est pas reluisante. Malgré les efforts faits çà et là, la tendance plutôt baissière des réserves est encore loin de se tourner. Cet aveu est venu cette semaine du nouveau gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale, Abbas Mahamat Toli.