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C'est dans ce qu'on peut appeler aujourd'hui la "Déclaration du 24 juillet 2019 à Yaoundé". Un document en 6 points, signé du Dr Adamou Ndam Njoya, président de l'Union Démocratique du Cameroun (UDC), qui part d'un certain nombre de considérations et tire la sonnette d'alarme et appelle le gouvernement en premier et toutes les forces du pays à tout faire pour sortir le Cameroun de sa situation actuelle.

 

D'après le parti, c'est face à l'enlisement de la crise anglophone, le climat d'insécurité dans les régions de l'extrême nord et dans plusieurs autres parties du pays, la montée vertigineuse du tribalisme, du repli identitaire et des discours de stigmatisation des communautés ethniques, religieuses ou régionales, le recul des libertés publiques et la désacralisation des institutions républicaines et il y'a quelques jours encore, la mutinerie à la prison centrale de Yaoundé-Nkodengui et bien d'autres crises ou difficultés que rencontre le Cameroun, qu'une réunion conjointe du bureau politique et du bureau exécutif national de l'UDC, élargie aux députés et aux maires, s'est ténue le mercredi 24 juillet 2019 à Yaoundé.

Dialogue républicain et inclusif.

C'est une urgence, rappelle une fois de plus, l'Union Démocratique du Cameroun. Pour le parti, ce dialogue dont les mesures d'apaisement constituent l'un des prealables pour sa réussite, ne doit pas être seulement une affaire du gouvernement et des "anglophones". L'organisation urgente d'une telle assise permettre d'écouter toutes les parties prenantes et de dégager des voies de solutions concensuelles estime l'UDC qui condamne en même temps, toutes sortes de violence, de radicalisme et de violation de droits de l’homme et des libertés d’où qu’elles viennent.

Cette position de l'UDC par rapport à la crise dite anglophone et la situation sociopolitique en général au Cameroun avec un accent sur l'urgence d'une rencontre de tous les acteurs et des discussions franches autour de la table comme voie de solution, est celle que le Dr Adamou Ndam Njoya préconise depuis des années pour sortir le pays de ses différentes turbulences. En homme d'expériences de terrain et de théâtre de conflits à travers le continent et le monde où il a fait valoir ses talents de médiation, l'homme politique a toujours cru fermement que le dialogue, les solutions consensuelles, le rassemblement des camerounais autour des actions communes consituent l'issue de sortie pour le pays tout en se montrant ainsi disponible à jouer à fond son rôle à chaque fois que l'occasion se présente.

Élections crédibles et transparentes.

Cette réunion conjointe du Bureau politique et du Bureau exécutif national élargie aux députés et maires a également été l'occasion pour le parti de réitèrer l'appel lancé depuis pour la decrispation du climat politique au Cameroun et l'émergence des conditions sereines de développement.

A ce sujet et pour cette formation politique, au regard des crises de toutes formes auxquelles fait face le Cameroun, "aucune élection ne sera crédible avant le Dialogue National Inclusif où seront mis sur la table non seulement la question du Nord-ouest et du Sud-ouest et aussi la révision de la Constitution, la modification consensuelle du Code Électoral, l'effectivité de la Décentralisation, les redécoupages administratifs et politiques". Ce sont des élections justes et transparentes, qui viendront mettre fin à la culture de la confiscation du pouvoir et la destructrice de la dynamique nationale.

L'éthique et la morale en politique.

L'autre annonce forte de cette déclaration est ce que propose l'Union Démocratique du Cameroun, face à ce que le parti qualifie lui-même en ce.moment au Cameroun de "l'exacerbation du tribalisme, du repli identitaire, les discours stigmatisant les Communautés ethniques, religieuses ou régionales". En appelant les camerounais à vivre dignement leur citoyenneté républicaine, dans l’harmonie, le respect mutuel et des diversités, cette formation politique estime que "l’heure n’est pas à l’exacerbation des forces partisanes et aux mobilisations régionales qui sont elles-mêmes, les germes de la division d’une nation qui ne demande qu’à vivre en paix et à s’exprimer librement sur la marche du pays".

Aboubakar Sidick MOUNCHILI.