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Les défis de l’organisme en charge de l’organisation des élections et des referendums au Cameroun sont nombreux et surtout après évaluation des deux élections organisées dans le pays au cours de l’année 2018 à savoir, les sénatoriales et l’élection présidentielle. Face à ces défis, Elections Cameroon a opté de repenser ses stratégies actuelles afin d’être mieux outillés pour les échéances qui arrivent dans le pays. Confirmation a été donnée par le Président du Conseil Electoral de l’organisme à l’ouverture, le vendredi 15 mars 2019 de la première session ordinaire du Conseil Electoral au titre de l’année 2019.

Enow Abrams EGBE a martelé à l’endroit de tous les autres membres du Conseil et de l’organisme que, toute l’attention doit être focalisée sur ces projections futures dont le plan d’action, dévoilé pour la circonstance pour adoption, tourne autour d’un certain nombre de points. D’abord l’optimisation du matériel électoral pour une meilleure efficacité sur le terrain en terme d’utilisation, de réduction des délais dans le temps des inscriptions sur la liste électorale et la production des cartes électorales, la qualité même du matériel et des services attendus tout au long du processus, de l’inscription jusqu’au vote par les électeurs.

A ce sujet, le Directeur général d’Elecam et lui-même, accompagnés des techniciens, reviennent, a-t-il déclaré, d’une mission en Allemagne au cours de laquelle, ils ont discuté avec le partenaire biométrique sur ces questions innovantes. L’autre point de ce plan d’action, est l’objectif d’inscrire au moins 10 millions de camerounais en 2019 en tendant la main, à travers une batterie de stratégies, aux jeunes, aux femmes et aux couches vulnérables qui ne doivent pas être en marge du processus électoral au Cameroun.

Comme autres challenges d’Elections Cameroon, sous forme de plan d’action 2019, c’est entre autres, accroitre et renforcer le taux de participation aux élections, instaurer un cadre permanant de concertation avec tous les autres acteurs du processus électoral et à des fréquences plus rapprochées, la consolidation de la coopération institutionnelle, l’intensification de la formation et la mise à niveau des capacités des membres de l’organisme, l’augmentation des campagnes de sensibilisation, d’éducation et d’information des acteurs politiques sur le droit de participation aux élections. Une longue et pleine liste d'actions finalement qui traduit à suffisance, l'immensité de la tâche qui attend cet organisme dont une bonne franche de camerounais attend vraiment d'être convaincue par son travail: l'organisation d'après elle, des elections jugées par tous libres, plus transparentes, plus crédibles et non entachées par des fraudes ou des points qui font la part belle ou favorisent un parti, un ou des candidats.

Aboubakar Sidick MOUNCHILI